Les gonds sont affreusement rouillés et j’ouvre la porte dans un grincement effrayant. La pièce est aussi plongée dans l’obscurité. Un feu rougeoyant éclaire un mobilier aussi miteux que celui de la chambre. Je m’installe dans une bergère et me laisse bercer par la folle danse des flammes. Je perds la notion du temps.

Quelqu’un entre, frappe ses soulier contre le mur de pierre, tire les rideaux m’enlevant des bras de Morphée. Je me redresse honteuse. Le vieil homme s’affaire dans la cuisine, je m’approche, confuse. Avant de pouvoir prononcer des mots stupides, il demande :
« Bien dormi ? »
Je souris. Le murmure d’un ruisseau, le chante d’un oiseau, la susurration du vent, la mélodie de la nature,… la voix.

